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LA FÉLINE
« C’est une longue brune aux cheveux noirs, qui chante des mélopées pop, avec une guitare et des synthétiseurs. D’une voix de sirène, elle pleure le sentiment océanique que vous avez perdu quelque part sur le chemin de la vie, et qui ne reviendra jamais. L’époque est sans pitié, amère, ironique : Agnès de la Féline est tout le contraire.

Née à Tarbes, d’une mère andalouse et d’un père absent, Agnès est une fille empathique, douce et mélancolique, qui a fait de longues études. Elle a soutenu une thèse sur le philosophe Theodor Adorno, qui parle d’un « sujet sans abri », d’une « prison de verre » et du cri.

Son credo ? « Moderne, c’est déjà vieux ». La fausse nouveauté et la côte changeante des revivals ne l’intéressent pas. Elle bricole une musique organique et synthétique, qui tient à la fois des cantejondos espagnols de sa mère, du rock de ses frères et sœurs, de la variété qu’elle entendait gamine à la radio, dans les années quatre-vingt, et de l’électronique la plus pointue.

Elle écrit des articles, elle tient un blog, elle réfléchit à la musique d’aujourd’hui – quand elle n’en fait pas. Depuis sept ans, sous le nom de la Féline, emprunté au film de Jacques Tourneur et à l’album des Stranglers, ce drôle d’animal sensible arpente l’underground parisien. Comme tous ceux de son espèce, La Féline a plusieurs vies. Dans ce groupe sans cesse réinventé grâce à de solides amitiés, on croise au fil des années d’autres artistes tels que Sylvia Hanschneckenbühl, Hello Kurt (qui a réalisé avec elle l’album à paraître), Ricky Hollywood. Soutenue par de nombreux fidèles, La Féline a déjà sorti de la pop ouvragée en espagnol et en anglais (Wolf and Wheel, 2011), des reprises spectrales de Joe Meek, de la musique de Twin Peaks ou d’une ballade macabre du XVIIIe siècle (Echo, 2012).

Aujourd’hui, la Féline sort de la nuit, et dit adieu à l’enfance. Avant la sortie de cet album attendu (Adieu l’enfance, Kwaidan Records, rentrée 2014), deux titres annoncent une œuvre profonde, sans équivalent dans la pop francophone actuelle : électronique minimale, zébrures de guitares twang ou noyées d’échos, comptines new wave à la Young Marble Giants ou Chrisma, voix d’Hermine et de Nico, écriture littéraire qui rappelle Christophe ou Manset.

« Adieu l’enfance » en face A : autour du martèlement de la TR808 et des synthétiseurs, la mélodie s’enroule comme du lierre. Bientôt le chant devient byzantin, se noie dans une transe électronique qui vous laisse hébété. Un rocher… La nuit qui tombe… L’enfant qu’on était, perdu ou retrouvé… La Féline vous prend par la main, elle chante ses propres blessures pour panser vos plaies les plus intimes.

« Dans le doute » en face B : « Quand tu bascules… dans le doute… » C’est un blues beau et blême, un blues de carême au motif oriental, qui s’insinue dans l’esprit comme le doute lui-même : « Je t’aime et je te déteste… »

La version solo d’ « Adieu l’enfance », c’est un peu l’un dans l’autre, la transe électronique devenue minimale, la voix et la présence d’Agnès encore plus près de vous.

Regardez-là, dans la vidéo onirique du single ou dans une session acoustique filmée qui accompagne les deux titres. Écoutez-la bien. Écoutez sa musique au tremblement sympathique. Rares sont les œuvres intelligentes et sincères. En voici une. Fini le triomphe du faux, des demi-habiles et des complets imbéciles. Esprit fort, cœur pur et voix claire, c’est la Féline. »

Tristan Garcia

EP Adieu L’Enfance sortie numérique 26 Mai 2014 (Kwaidan Records)

1er album Adieu L’Enfance sortie le 27 Octobre 2014(Kwaidan Records)

Promo Online : LLB Promotion.

Contact promo presse/radio : Benjamin Caschera benjamin@almost-musique.com