marieflore
MARIE-FLORE
By The Dozen retrace les étapes d’un amour voué à une muse masculine. Un amour passé, traduit entre fantasmes, frustrations et espoirs. Or, « chaque chanson appartient à la personne qui l’écoute, » précise Marie-Flore, qui vise l’universalité sans oublier l’exigence. En dix chansons, elle y arrive avec une aisance déconcertante ; maniant les mélodies, les rythmes et sa voix comme peu de jeunes musiciennes peuvent prétendre y arriver. Accompagnée du producteur Robin Leduc, complice de longue date, elle aborde la musique avec spontanéité, affrontant les aléas de la logistique auxquels est forcément confrontée une jeune musicienne évoluant sur la scène indie. Mais sans baisser les bras pour autant.

Car pendant ce temps-là, Marie-Flore voyage et enchaîne les rencontres. Peter Doherty, d’abord, qui lui propose d’assurer la première partie de deux de ses tournées : « Quand j’ai commencé à travailler avec lui, j’étais soumise à des incertitudes. Le voir évoluer sur scène et me retrouver en tourbus m’a ramenée à la réalité. Je me suis posée les bonnes questions : pourquoi j’écris ? Qui ais-je envie d’être ? Quelle musique ais-je envie de défendre? » Les réponses tombent vite. Refusant catégoriquement la posture, la musicienne veut signer des morceaux qui lui ressemblent : réfléchis, audacieux, expressifs. Le groupe Stuck In The Sound ne s’y trompe pas et lui commande des textes pour Poursuit (2012). « C’est galvanisant d’entendre une superbe musique habitée par les mots qu’on a écrit », se réjouit Marie-Flore, manifestement allergique aux problèmes d’ego. Elle rencontre aussi Roger O’Donnell, le claviériste des Cure, avec lequel les échanges artistiques sont prometteurs. Ou l’excentrique américain Gregg Foreman, entre autres guitariste de Cat Power, qui partage avec elle « Feathered With Daggers » sur By The Dozen. Enfin, il y a Maud-Élisa Mandeau alias Le Prince Miiaou, l’une de ses meilleures complices musicales, amie plutôt que rivale.Enregistré en plein cœur de Paris, dans le studio de Robin Leduc, By The Dozen est un disque véritablement dense. Court, efficace, il convoque la multiplicité des influences de Marie-Flore. La chanteuse a beau confesser une passion dévorante pour The Brian Jonestown Massacre et le Velvet Underground – dont l’influence apparaît clairement dans le vénéneux « All Mine », on n’entend plus qu’elle. De l’ouverture à plusieurs vitesses de « Number Them », où la guitare croise les armes avec le synthé, au final somptueusement orchestral de « Nikolaj Le Second », chaque morceau refuse de ressembler à un autre. Ainsi, on trouve un « Empty Walls » dont le terreau originel, un folk épuré, devient un rock synthétique indéniablement entraînant. Ou « Sybillin King », une ballade dont les cordes émotives n’excluent pas la sensualité. Sur « Fancy Me », premier single, on écoute avec délice Marie-Flore chanter un amour qui file à l’anglaise.

Premier album BY THE DOZEN – Sortie le 8 Septembre 2014 (Naïve). Promo Online LLB Promotion.

Contact promo presse/tv/radio : Mélissa Phulpin melissa@melissa-promotion.com